Nous sommes là pour vous : Un message des producteurs de poulet canadiens concernant la COVID-19

La gestion de l'offre

La gestion de l’offre et les prix à la consommation: ne croyez pas tout ce qu’on vous dit!

Vous êtes-vous déjà demandé ce qui justifiait le prix que payez votre poulet à l’épicerie ? Ou pourquoi une certaine marque et une certaine coupe de poitrine de poulet coûtaient beaucoup moins cher la semaine dernière ? En fait, bon nombre de Canadiens se demandent comment le prix qu’ils payent pour leur poulet à leur épicerie locale a été établi. Pour les aider à y voir clair, les Producteurs de poulet du Canada ont créé une infographie pour dissiper certains mythes concernant les prix à la consommation – jetons-y un coup d’œil !

D’abord, soyons clairs : les producteurs ne fixent pas les prix de détail. Cette tâche revient aux détaillants et aux restaurateurs qui demandent ce qu’ils croient que les consommateurs sont prêts à payer. En fait, les prix en magasin et au restaurant sont influencés par des facteurs tels que :

  • La concurrence au détail;
  • Le positionnement de la marque;
  • Le coût des viandes concurrentes;
  • Les soldes en magasin.

Ces facteurs peuvent donner lieu à de fortes fluctuations dans les prix. En fait, au moment d’acheter du poulet, vous remarquerez que les prix changent d’une semaine à l’autre, d’un magasin à l’autre et d’un produit à l’autre. Alors, quels facteurs ont le plus d’influence sur les prix de détail au Canada ? Le lieu et le moment de vos achats. Par exemple, la même marque et la même coupe de viande peuvent être vendues à des prix différents dans divers magasins dans la même ville. Par exemple, une marque connue de poitrine de poulet peut vous coûter 10,98 $/kg dans un magasin et 21,49 $/kg dans un autre, au cours de la même semaine, dans la même ville.

Malgré des prix différents, le prix du poulet n’a pratiquement pas changé – les prix du bœuf et du porc augmentent chaque jour. En fait, de 2013-2017, les prix du bœuf et du porc ont augmenté de 32 % et de 14 % respectivement, tandis que le prix du poulet a augmenté de seulement 4 %. C’est grâce à la gestion de l’offre. Les producteurs de poulet produisent suffisamment de poulet pour répondre à la demande, veillant ainsi à ce qu’il n’y ait pas de pénuries ni de surplus de poulet, ce qui peut créer des flambées de prix.

 Il est toutefois important de se rappeler que la gestion de l’offre n’a rien à faire avec les prix à la consommation. Lorsque le troupeau quitte la ferme, les producteurs ne reçoivent qu’environ 1,54 $ le kilogramme. C’est ce qu’on appelle le « prix vif », dont la plus grande partie sert à couvrir le coût des aliments et des poussins. C’est le seul prix que les producteurs de poulet peuvent négocier.

1,54 $ – c’est bien peu. En d’autres mots, la part d’un repas au restaurant qui revient au producteur est habituellement moindre que le pourboire de la personne qui vous sert ! En fait, adepuis 2013, le prix vif du poulet a baissé de 10,2 %.

Pour obtenir plus d’informations, consultez notre infographie intitulée La gestion de l’offre et les prix à la consommation – ne croyez pas tout ce que vous entendez !