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La gestion de l'offre

DÉBOULONNAGE DE MYTHES 101 : La gestion de l’offre n’est pas une taxe imposée aux pauvres

Avez-vous déjà entendu quelqu’un dire que la gestion de l’offre est une taxe imposée aux pauvres? Peut-être avez-vous entendu des sceptiques, des politiciens ou des personnalités des médias raconter des choses à ce sujet? Or, nous allons maintenant vous dire toute la vérité et juste la vérité : la gestion de l’offre n’est pas une taxe imposée aux pauvres. Pour faire la lumière sur le sujet, notre équipe de déboulonnage des mythes vous expose ici les faits sur la gestion de l’offre et ce mythe de la « taxe imposée aux pauvres ».

La réponse est simple : la gestion de l’offre n’a rien à voir avec les prix que vous payez en magasin pour les œufs, la volaille et les produits laitiers.

La gestion de l’offre contribue à éviter la volatilité des prix qui survient si l’offre est trop grande ou trop faible sur le marché; ainsi, elle permet aux consommateurs d’avoir un approvisionnement fiable en aliments locaux, frais et de grande qualité, et ce, à un prix qui demeure stable. Par exemple, entre 2013 et 2017, le prix du poulet a connu une hausse de seulement 3,5 %, alors que ceux du bœuf et du porc (des secteurs non visés par la gestion de l’offre) ont augmenté de 32 % et de 13,6 %, respectivement. Cette stabilité est due à la gestion de l’offre, qui aide à éviter les prix en dents de scie.

En fait, l’abolition de la gestion de l’offre ne serait pas synonyme d’économies pour les consommateurs canadiens. Il y a en effet beaucoup d’intermédiaires entre les producteurs et les détaillants : transformateurs, surtransformateurs, distributeurs, entreprises de transport et marchands. Et tous ces intervenants doivent se dégager une marge. En réalité, ce sont les détaillants et les restaurateurs qui fixent les prix en fonction de multiples facteurs : les coûts locaux, les revenus locaux et les facteurs démographiques locaux. Voilà pourquoi le prix du poulet peut varier grandement d’un magasin à l’autre. Par exemple, à Ottawa, en Ontario, le prix d’une poitrine de poulet désossée sans la peau peut varier de 8,80 $ à 26,43 $ le kg – une différence de prix de près de 18 $ pour le même produit. Or, le producteur a reçu exactement le même montant pour ce poulet, peu importe le prix de vente final.

Et ce prix est de seulement 1, 54$ le kg – un prix qui est loin d’être excessif et dont la plus grande partie sert à couvrir le coût des aliments des animaux et des poussins. Ce prix de 1,54 $ le kg est ce que l’on appelle le prix vif et, depuis 2013, il a chuté en moyenne de 10,2 % par année. Les producteurs sont souvent blâmés pour la hausse des prix à la consommation dans les épiceries – mais si les consommateurs paient plus et que les producteurs de poulet obtiennent moins, il est clair qu’il n’y a pas de lien.

En vérité, l’abolition de la gestion de l’offre ne signifierait pas que les consommateurs paieraient moins cher pour les œufs, la volaille et les produits laitiers – en fait, le contraire pourrait se produire. La Nouvelle-Zélande a aboli son système de gestion de l’offre en 2001, et les consommateurs de ce pays attendent toujours que le prix du lait diminue. En fait, le prix moyen d’un 2 litres de lait a plutôt augmenté de 11,3 % entre mai 2013 et mai 2015. Le démantèlement de ce système n’a donc entraîné aucune économie pour les consommateurs néo-zélandais.

EN SOMME :

  • La gestion de l’offre assure la stabilité des prix à la production.
  • Les détaillants et les restaurateurs sont ceux qui fixent les prix des aliments que vous achetez.
  • Malgré la hausse des prix en magasin et au restaurant, les producteurs reçoivent moins pour leurs produits, ce qui démontre clairement qu’il n’y a aucun lien entre le prix à la consommation et le prix vif qu’ils reçoivent.
  • La situation en Australie et en Nouvelle-Zélande illustre clairement que l’abolition de la gestion de l’offre ne serait pas avantageuse pour les consommateurs. En fait, au lieu de profiter d’économies, les consommateurs de ces pays sont plutôt confrontés à des prix plus élevés.

La gestion de l’offre n’est pas une taxe imposée aux pauvres.

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