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La gestion de l'offre

DÉBOULONNAGE DE MYTHES 101 : La gestion de l’offre et le libre-échange

Avec la récente conclusion des pourparlers entourant le Partenariat transpacifique (PTP) et l’Accord économique et commercial global (AECG), les yeux se tournent maintenant vers la gestion de l’offre. Certains commentateurs affirment que la gestion de l’offre réduit la crédibilité du Canada à l’international et qu’elle nuit à sa capacité de négocier des accords commerciaux avec d’autres pays. Qu’à cela ne tienne, notre équipe de déboulonnage des mythes est prête à vous montrer qu’il n’en est rien. Allons-y !

Premièrement, le Canada a négocié avec succès de nombreux accords de libre-échange qui ont permis d’offrir à d’autres secteurs un meilleur accès aux marchés, tout en maintenant la gestion de l’offre. Des exemples de ces accords comprennent l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA); l’Accord de libre-échange (ALE) entre le Canada et les pays de l’Association européenne de libre-échange (AELE), soit l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse; l’Accord économique et commercial global (AECG) avec 28 États membres de l’UE; le PTP, qui regroupe 12 nations; ainsi que des accords bilatéraux avec la Corée, le Honduras, le Panama, la Jordanie, la Colombie, le Pérou, le Costa Rica, le Chili, Israël et l’Ukraine. Depuis 1989, le Canada a négocié au total 14 accords commerciaux avec 51 pays, tout en maintenant le système de gestion de l’offre.

Dans les faits, le Canada est perçu comme un partenaire commercial fiable qui a beaucoup à offrir aux autres pays. À cet égard, Financement agricole Canada (FAC) a même déclaré que « le Canada occupe le premier rang mondial pour la valeur globale de ses échanges commerciaux de produits agricoles et agroalimentaires par habitant* ». Donc, lorsqu’il est question d’accords commerciaux internationaux, nous avons beaucoup à gagner, mais également beaucoup à offrir. Notre pays est stable sur le plan politique, profite d’une économie saine et est riche en ressources naturelles. Le Canada est un habile négociateur et a prouvé par le passé qu’il est possible de conclure avec succès des négociations de libre-échange tout en excluant les secteurs visés par la gestion de l’offre.

Tous les pays veulent protéger les secteurs qu’ils considèrent comme sensibles lorsqu’ils négocient des accords commerciaux internationaux. Par exemple, la Nouvelle-Zélande a établi des lois extrêmement strictes en matière de biosécurité qui imposent pour la viande de volaille importée des exigences de cuisson qui la rendent pratiquement impropre à la consommation. En effet, toutes les importations de volaille vers la Nouvelle-Zélande doivent avoir été cuites jusqu’à l’atteinte d’une température interne minimale de 70 °C pendant au moins 50 minutes, de 80 °C pendant 9 minutes, ou de 100 °C pendant une minute. Ainsi, la Nouvelle-Zélande, qui est souvent qualifiée de pays favorable au libre-échange, figure parmi les plus modestes importateurs de poulet, alors que le Canada, qui est pour sa part souvent qualifié de protectionniste, est le 13e importateur de poulet en importance au monde. En vertu des accords commerciaux du Canada, un accès aux marchés représentant 7,5 % de notre production est offert aux autres pays, qui peuvent ainsi exporter leur poulet au Canada en franchise de droits ou en ne payant que de très faibles droits de douane.

Le maintien de la gestion de l’offre permet au Canada de protéger ses secteurs des produits laitiers, de la volaille et des œufs – des secteurs non subventionnés – contre les pays partenaires qui subventionnent largement leurs secteurs agricoles. Qui plus est, le Canada soutient par le fait même un secteur qui fournit plus de 348 000 emplois au pays et contribue à hauteur de 29,6 milliards de dollars au PIB du pays. En fin de compte, la solide politique de gestion de l’offre du Canada, qui est axée sur le marché intérieur, procure de la stabilité et favorise l’activité économique au pays.

EN SOMME :

  • Le Canada a négocié au total 14 accords commerciaux avec 51 pays, tout en maintenant la gestion de l’offre;
  • Le Canada est perçu comme un partenaire commercial fiable qui a beaucoup à offrir aux autres pays;
  • Le Canada n’est pas seul – tous les pays veulent protéger les secteurs qu’ils considèrent comme les plus sensibles lorsqu’ils négocient des accords commerciaux internationaux; et
  • La solide politique canadienne axée sur le marché intérieur procure de la stabilité au pays.

La gestion de l’offre ne réduit ou ne détruit pas la crédibilité et les capacités du Canada en matière d’accords commerciaux.

Vous aimeriez que nous déboulonnions d’autres mythes sur la gestion de l’offre ? Envoyez-nous vos questions par Twitter en utilisant le mot-clic #JaimeEleveursdePoulet et demeurez à l’affût pour voir votre mythe déboulonné !

* Source : Rapport annuel de FAC sur le commerce mondial, 2013-2014