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De quelle façon faites-vous respecter la politique d’utilisation des antibiotiques de catégorie I?

La politique est devenue un élément obligatoire du Programme de la salubrité des aliments à la ferme Élevé par un producteur canadien– qui est obligatoire, appliqué dans les 10 provinces avec des audits annuels et a obtenu la pleine reconnaissance des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Une signature sera requise sur la feuille d’information sur le troupeau (un document qui est envoyé au transformateur et à l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour chaque troupeau) et sur les factures des couvoirs afin d’indiquer que chaque troupeau n’a pas reçu d’antibiotiques de catégorie I de façon préventive.

Le contrôle se fera par la surveillance de l’utilisation d’antibiotiques, ainsi que les sondages continus du gouvernement dans le cadre du Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA) de l’Agence de la santé publique du Canada.

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De quelle façon abordez-vous l’utilisation des antibiotiques de catégorie I?

Les Producteurs de poulet du Canada ont collaboré avec les intervenants de l’industrie pour élaborer une politique qui élimine l’utilisation préventive des antibiotiques de la catégorie I dans la production de poulet au Canada. Cette approche renforce l’engagement de l’industrie canadienne du poulet à gérer de façon proactive l’utilisation responsable des antibiotiques.

L’utilisation préventive des antibiotiques de la catégorie I n’est plus autorisée pour les poulets depuis le 15 mai 2014.

De récents rapports gouvernementaux attestent du succès de cette initiative de l’industrie. La surveillance a révélé une réduction de l’utilisation des antibiotiques de la catégorie I ainsi qu’une diminution de la résistance aux salmonelles des poulets dans les fermes, les abattoirs et les commerces de détail au niveau national.

 

 

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Les antibiotiques de catégorie I sont-ils complètement interdits?

La politique que nous avons mise en place traite de l’utilisation préventive d’antibiotiques de catégorie I comme Excenel® et Baytril®. Elle n’a aucune répercussion sur l’utilisation thérapeutique des médicaments de catégorie I pour le traitement d’une maladie.

Bien que l’utilisation des antibiotiques de catégorie I pour traiter les maladies soit rare, l’utilisation thérapeutique demeurera une option lorsqu’elle est nécessaire et prescrite par un vétérinaire.

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Que sont les antibiotiques de catégorie I et pourquoi sont-ils importants?

Les antibiotiques sont classés par Santé Canada en fonction de leur importance en médecine humaine, de la catégorie I à la catégorie IV. Les antibiotiques de catégorie I sont les antibiotiques considérés d’importance primordiale pour les humains : ils sont essentiels pour les infections humaines graves étant donné qu’il existe peu ou pas de solutions de rechange. Ils sont considérés comme des antibiotiques à utiliser « en dernier recours » en médecine humaine.

Dans le secteur de la volaille, les antibiotiques de catégorie I comme la céphalosporine (CeftiofurTM) ont parfois été utilisés au couvoir afin d’aider à prévenir les infections d’E. coli et de réduire le taux de mortalité des poussins lors de la première semaine.

En tenant compte des préoccupations possibles pour la santé publique, l’industrie avicole a pris des mesures proactives et a réduit considérablement le niveau d’utilisation de céphalosporine. Les antibiotiques de catégorie I sont ceux qui sont jugés les plus importants pour la santé humaine et depuis le 15 mai 2014, leur utilisation préventive n’est plus permise dans l’industrie canadienne du poulet.

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Pourquoi utilisez-vous des antibiotiques?

Les antibiotiques jouent un rôle important dans l’offre de produits salubres aux consommateurs, tout comme dans le bien-être et la santé de la volaille. Les antibiotiques aident à garder les volailles en santé, et, ainsi, à assurer un approvisionnement alimentaire sécuritaire aux consommateurs. Ils aident également à prévenir tout problème de salubrité alimentaire possible. Les Producteurs de poulet du Canada appuient l’emploi responsable des antibiotiques qui ont été approuvés par la Direction des médicaments vétérinaires de Santé Canada pour veiller à la salubrité des aliments, à la santé et au bien-être des animaux. L’industrie canadienne du poulet s’est engagée à contrôler, à surveiller et à réduire l’utilisation d’antimicrobiens afin de préserver les options de traitement efficaces.

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Qu’en pensez-vous?

Nous n’appuyons que l’utilisation la plus responsable des antibiotiques et nous sommes proactifs dans la gestion de l’utilisation d’antimicrobiens afin de maintenir la confiance des consommateurs et du gouvernement. Les Producteurs de poulet du Canada comprennent que les consommateurs et d’autres s’inquiètent de l’utilisation et de la résistance aux antibiotiques, et nous prenons notre responsabilité très au sérieux. Les Producteurs de poulet du Canada ont :

  • mis en œuvre une stratégie pansectorielle pour contrôler, surveiller et réduire l’utilisation d’antimicrobiens dans la mesure du possible;
  • créé un groupe de travail avec des représentants de l’ensemble de l’industrie avicole pour examiner les moyens de réduire le recours aux antibiotiques;
  • examiné les meilleures pratiques de gestion pour définir les tendances liées à l’utilisation d’antimicrobiens et à la résistance à ces derniers;
  • travaillé avec le gouvernement pour monter un programme de surveillance à la ferme pour le poulet qui viendra compléter les données actuelles des transformateurs et des détaillants;
  • lancé une campagne d’éducation pour les producteurs et les intervenants de l’industrie sur les questions concernant l’utilisation d’antimicrobiens et la résistance à ces derniers;
  • investi dans la recherche de remplacements pour les antibiotiques, en collaboration avec les intervenants de l’industrie, pour une somme de 2,2 millions de dollars avec une contrepartie de plus de 10,8 millions de dollars.

Nous appuyons également l’Association canadienne des médecins vétérinaires qui travaille à élaborer des lignes directrices relatives au recours aux antibiotiques pour les vétérinaires de volailles et le travail de réduction des agents pathogènes entrepris dans les usines de transformation dans l’ensemble du pays. Nous visons à démontrer que nous utilisons les antimicrobiens de manière responsable, adéquate et sécuritaire.

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Avez-vous investi de vos propres fonds?

Mais bien sûr! Les Producteurs de poulet du Canada  et le reste de l’industrie avicole ont investi plus de 2,2 millions de dollars en recherche de remplacements pour les antibiotiques pendant les dernières années. Ces fonds ont été augmentés à plus de 10,8 millions de dollars. Ce financement a été consacré, entre autres, à des domaines comme l’étude des antibiotiques et de leur effet, la recherche de traitements de remplacement possibles et beaucoup d’autres. Ces sommes représentent près de la moitié de toute la recherche de l’industrie avicole. De plus, l’industrie a investi une somme d’argent et des ressources considérables pour élaborer et mettre en œuvre le programme de salubrité des aliments, pour travailler avec les experts du gouvernement et pour organiser l’industrie afin de discuter d’une réduction potentielle de leur utilisation. La recherche et l’innovation, ainsi que la découverte et l’utilisation de nouveaux produits, sont des façons importantes que peut utiliser l’ensemble de l’industrie du poulet pour aborder les défis liés à la réduction de l’utilisation d’antibiotiques sans les perdre entièrement, dans le cadre de nos pratiques de gestion crédible pour ce qui est de la salubrité des aliments et du bien-être des animaux.

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Utilise-t-on des antibiotiques pour favoriser la croissance?

Bon nombre d’antibiotiques ont été qualifiés à tort de « stimulateurs de croissance ». Cela fait ressortir un des défis que doit relever l’industrie du poulet, soit les renseignements erronés. Les antibiotiques réduisent la mortalité et la morbidité et augmentent la santé de la microflore intestinale, ce qui aide les oiseaux à rester en santé et à maintenir leur croissance. La quantité d’utilisation à des niveaux de stimulation de la croissance est extrêmement faible, et l’industrie du poulet travaille avec le gouvernement pour retirer complètement, d’ici la fin de 2018, les allégations relatives à la stimulation de la croissance pour les antibiotiques importants sur le plan médical. Il est également important de souligner que les « facteurs de croissance » ne sont pas des hormones. L’utilisation d’hormones dans la production de poulet est illégale au Canada depuis les années 1960.

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Pourquoi le Canada ne suit-il pas l’exemple de l’Union européenne et n’interdit-il pas les antibiotiques?

Certaines personnes ont mentionné l’Union européenne et nous ont demandé pourquoi le Canada ne suivait pas son exemple. Il serait précipité d’abandonner complètement ces outils qui sont des éléments essentiels pour protéger la santé et le bien-être des oiseaux, et qui sont utilisés de manière responsable, adéquate et sécuritaire. Soyons clairs : l’Union européenne n’a pas entièrement interdit l’utilisation des antibiotiques. Par l’intermédiaire d’une succession d’interdictions, l’Union européenne a interdit la plupart des antibiotiques utilisés dans les aliments destinés aux animaux d’élevage. Il ne s’agit pas d’une interdiction complète puisque les médicaments peuvent toujours servir pour soigner les animaux malades. Il est vrai que cette approche a contribué à réduire la quantité totale de médicaments utilisés, mais ils ont également supprimé les médicaments qui n’ont que très peu ou pas d’utilité dans la médecine humaine.

L’aspect négatif des événements dans l’UE est que, en raison de l’interdiction, l’utilisation d’antibiotiques qui sont plus importants en médecine humaine s’est accrue, en particulier l’utilisation des fluoroquinolones et des macrolides. Le débat sur la question fait rage et puisque, selon les dirigeants de diverses opinions politiques, la santé publique est l’objectif primordial, l’augmentation de l’utilisation d’antibiotiques importants pour les humains ne constitue certes pas le résultat souhaité. La majorité des antimicrobiens utilisés dans la production de volaille ne sont pas utilisés en médecine humaine et de même, les antibiotiques les plus souvent utilisés chez les humains ne sont pas ceux qui sont le plus souvent utilisés dans la production de poulets à griller. L’industrie du poulet continue d’examiner quand même l’utilisation d’antimicrobiens tout en ayant l’objectif proactif de réduire cette utilisation à l’échelle du secteur.

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Pourquoi ne pas renoncer aux antibiotiques à moins que les poulets soient malades?

Bien qu’une interdiction complète des antibiotiques préventifs ne soit pas la solution pour le moment, l’industrie du poulet travaille à éliminer, d’ici la fin de 2018, l’utilisation préventive des antibiotiques de catégorie II. Elle s’est de plus fixé l’objectif d’éliminer l’utilisation préventive des antibiotiques de catégorie III d’ici la fin de 2020, et ce, même si la majorité des antibiotiques utilisés dans la production de poulet ne sont pas les mêmes que ceux utilisés pour les humains. L’expérience européenne a démontré que lorsqu’on interdit les antibiotiques « préventifs » et que les volailles tombent malades, il faut utiliser une dose plus forte d’antibiotiques plus puissants; et ces antibiotiques sont souvent plus importants pour la médecine humaine. C’est pourquoi les antibiotiques de catégorie IV (p. ex. les ionophores), qui ne sont pas utilisés en médecine humaine, continueront d’être utilisés de manière préventive. L’industrie du poulet continue d’étudier tous les aspects de l’utilisation d’antimicrobiens dans l’agriculture animale afin de s’assurer qu’une utilisation responsable, appropriée et sécuritaire des antimicrobiens continue de prévaloir, et ce, alors même que des méthodes de réduction sont à l’étude à tous les niveaux de l’industrie, de même qu’en collaboration avec les intervenants de l’industrie et les partenaires du gouvernement. Il n’existe pas de solution directe et facile à la discussion sur l’utilisation et la résistance aux antimicrobiens.

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Comment répondez-vous aux préoccupations des médecins que les antibiotiques en agriculture sont dangereux pour la santé humaine?

Nous prenons ces commentaires et points de vue très au sérieux. Nous nous en remettons beaucoup aux experts de l’industrie et de l’extérieur pour nous guider. Nous pouvons également vous dire qu’il est très important pour les producteurs de réduire la résistance aux antibiotiques. Il est donc avantageux pour nous de trouver une solution à cette question. Il n’existe aucune solution directe et facile à la discussion sur l’utilisation d’antimicrobiens et la résistance à ces derniers et il reste des questions à résoudre, mais l’industrie, ainsi que ses partenaires et le gouvernement, étudie toutes les facettes de ce problème complexe. À ce jour, l’industrie a dépensé 2,2 millions de dollars dans la recherche (augmenté à plus de 10,8 millions de dollars grâce à d’autres partenaires financiers) sur la réduction des antibiotiques et les substitutions, ainsi que la résistance aux antimicrobiens. Nous croyons fermement que l’utilisation responsable d’antimicrobiens est une responsabilité qui incombe à tous les individus qui y ont recours, qu’ils œuvrent dans les champs de la médecine humaine ou de l’agriculture.

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Les producteurs ne font-ils rien dans cette histoire?

Rien n’est moins vrai. Les producteurs de poulet accordent beaucoup d’importance à cette question. Ils veulent également conserver des options de traitement efficaces pour leurs enfants et leur famille.Les producteurs de poulet du Canada, et d’ailleurs l’ensemble de l’industrie du poulet, travaillent en étroite collaboration et dépensent des millions de dollars dans la recherche afin de mieux comprendre le système immunitaire du poulet et d’étudier des solutions de rechange aux antibiotiques. Nous avons mis en œuvre, de manière proactive, une stratégie à l’échelle du secteur pour contrôler, surveiller et réduire l’utilisation d’antimicrobiens tout en travaillant avec des partenaires de l’industrie et du gouvernement pour protéger la santé et le bien-être de la volaille. Il est important de continuer à assurer l’accès aux antimicrobiens et de faire en sorte qu’ils soient utilisés de façon responsable pour protéger la santé et le bien-être de la volaille.

La stratégie de l’industrie de la volaille comprend les volets suivants :

  1. Définir l’utilisation d’antimicrobiens et analyser les tendances en matière de résistance antimicrobienne;
  2. Examiner les pratiques de gestion exemplaires;
  3. Assurer des contrôles efficaces de l’utilisation d’antimicrobiens au Canada;
  4. Renseigner les intervenants sur les questions concernant l’utilisation d’antimicrobiens et la résistance à ces derniers;
  5. Mener des recherches et assurer l’accès à des produits de remplacement.

De plus, l’industrie du poulet a élaboré une stratégie sur l’utilisation d’antimicrobiens (UAM) qui se fonde sur la réduction, la surveillance, l’éducation et la recherche, et éliminera l’utilisation préventive des antibiotiques de catégorie II d’ici la fin de 2018. Elle s’est de plus fixé l’objectif d’éliminer l’utilisation préventive des antibiotiques de catégorie III d’ici la fin de 2020.

À la ferme, depuis 1998, les producteurs de poulet ont mis en œuvre un Programme (obligatoire) d’assurance de la salubrité des aliments à la ferme (PASAF) afin de normaliser les pratiques en matière de salubrité des aliments dans le cadre desquelles toutes les fermes font l’objet d’un audit annuel. Une partie de ce programme inclut un formulaire de déclaration qui accompagne chaque troupeau destiné à la transformation. Les vétérinaires de l’Agence canadienne d’inspection des aliments vérifient ces rapports pour déterminer si les antibiotiques ont été utilisés conformément à leur usage prévu ou avec une ordonnance vétérinaire et s’ils ont été administrés selon la posologie, pour l’application appropriée. Si un produit ne répond pas à ces exigences, il ne peut être mis sur le marché. De plus, dans le cadre de l’audit annuel du PASAF, les auditeurs surveillent l’utilisation d’antibiotiques et veillent à ce que les délais d’attente soient observés. Rappelons également que la majorité des utilisations d’antibiotiques à la ferme fait l’objet de surveillance par un vétérinaire, soit à la meunerie ou dans les installations du producteur.

  • La « fiche de troupeau » est un formulaire qu’utilisent les producteurs pour consigner de l’information spécifique sur des points comme la moulée, les antibiotiques, les médicaments ou les vaccins utilisés, le nombre d’oiseaux placés, etc.
  • Une fiche préliminaire est adressée au transformateur 3 à 4 jours avant l’arrivée du troupeau et l’information complète doit ensuite accompagner le troupeau.
  • S’il y a infraction sérieuse (procédés illégaux, délais d’attente non respectés, etc.), le vétérinaire de l’ACIA présent à l’usine n’approuvera pas l’abattage de ces oiseaux et le producteur ne sera pas payé.
  • Tout producteur qui commet une infraction au programme de salubrité des aliments à la ferme est passible d’amendes sévères.

Par ailleurs, les producteurs consacrent plusieurs millions de dollars à la recherche sur la résistance aux antimicrobiens et les solutions de rechange à l’utilisation d’antibiotiques.

Les PPC travaillent avec les responsables du Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA) de l’Agence de la santé publique du Canada pour assurer une surveillance à la ferme afin de contrôler l’utilisation des antibiotiques et la résistance à ces derniers.

Ce programme de surveillance, ainsi qu’un groupe de collaboration favorisant le partage d’information entre le gouvernement et l’industrie, permettront de mieux comprendre l’utilisation d’antimicrobiens et la résistance à ces derniers dans le secteur avicole canadien. D’autre part, cette initiative nous aidera à mettre au point de futures politiques relatives aux antimicrobiens.

L’Agence de santé publique du Canada, par l’entremise du PICRA qui date de 2002, assure la surveillance dans les établissements de transformation et de vente au détail afin de déterminer les tendances en matière de résistance aux antimicrobiens. Ce nouveau programme de surveillance à la ferme est une autre pièce du casse-tête et fait partie des rapports plus généraux du PICRA utilisés par l’industrie et le gouvernement dans l’élaboration des politiques de santé publique.

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Faut-il comprendre que les humains sont à risque?

Dans un article récent évalué par les pairs, on concluait que « les preuves de risques pour la santé humaine directement attribuables aux antibiotiques agricoles passent par toutes les gammes de preuves, des spéculatives aux preuves bien insuffisantes » [traduction] [1]. Indépendamment de cela, il est très important de toujours manipuler les aliments de manière à s’assurer de tenir à distance les bactéries et les maladies d’origine alimentaire. Toutes les bactéries, résistantes ou autres meurent lorsque le poulet est cuit correctement. Tous les participants de la chaine alimentaire, du producteur primaire au consommateur, ont un rôle à jouer afin d’assurer la salubrité de nos aliments. L’industrie alimentaire et les gouvernements travaillent ensemble pour offrir des aliments salubres aux consommateurs. Le rôle important, mais parfois oublié, du consommateur est de maintenir la salubrité des aliments en se servant de pratiques saines de manipulation des aliments dès l’achat.

Les Producteurs de poulet du Canada, ainsi que d’autres partenaires gouvernementaux et de l’industrie, ont fondé le Partenariat canadien pour la salubrité des aliments en 1997 afin de créer un seul organisme, financé par tous les partenaires, qui sensibilise les consommateurs quant aux pratiques saines de manipulation des aliments. L’organisme a pour but de réduire la fréquence de maladies d’origine alimentaire au Canada issues des aliments, qu’il s’agisse de viandes ou de légumes, afin de protéger les consommateurs canadiens.

Le Partenariat sensibilise les consommateurs par le biais de quatre messages clés pour créer des milieux plus sains pour manger à domicile :

Nettoyer : Se laver souvent les mains et nettoyer les surfaces

Séparer : Éliminer la contamination croisée

Cuire : Cuire les aliments à la bonne température

Réfrigérer : Réfrigérer les aliments dans les plus brefs délais

Pour en savoir plus sur la préparation saine du poulet à la maison, cliquez ici..

Pour en savoir plus sur le Partenariat, cliquez ici..

1 Chang et al., 2014. Antibiotics in agriculture and the risk to human health: how worried should we be? Evolutionary Applications, 8(3): 240-247.

 

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Puis-je faire quelque chose en tant que consommateur?

En plus de toutes les mesures de contrôle mises en place pour veiller à la sécurité du poulet canadien, les consommateurs peuvent être le dernier moyen de défense en utilisant les bonnes pratiques de manipulation et de cuisson. Les messages avérés sur la manipulation et la cuisson sécuritaires – nettoyer, séparer, cuire et refroidir – sont bien fondés pour cette situation. Il est très important de toujours manipuler les aliments de manière à s’assurer de tenir à distance les bactéries et les maladies d’origine alimentaire. Toutes les bactéries, résistantes ou autres meurent lorsque le poulet est cuit correctement. Tous les participants de la chaine alimentaire, du producteur primaire au consommateur, ont un rôle à jouer afin d’assurer la salubrité de nos aliments. L’industrie alimentaire et les gouvernements travaillent ensemble pour offrir des aliments salubres aux consommateurs. Le rôle important, mais parfois oublié, du consommateur est de maintenir la salubrité des aliments en se servant de pratiques saines de manipulation des aliments dès l’achat.

Le Partenariat sensibilise les consommateurs par le biais de quatre messages clés pour créer des milieux plus sains pour manger à domicile :

Nettoyer : Se laver souvent les mains et nettoyer les surfaces

Séparer : Éliminer la contamination croisée

Cuire : Cuire les aliments à la bonne température

Réfrigérer : Réfrigérer les aliments dans les plus brefs délais

Pour en savoir plus sur la préparation sécuritaire du poulet à la maison, cliquez ici..

Pour en savoir plus sur le Partenariat, cliquez ici.

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Des antibiotiques se trouvent-ils dans le poulet que mangent les consommateurs?

Les consommateurs peuvent avoir la certitude que le poulet qu’ils mangent ne contient pas de résidus d’antibiotiques. C’est parce qu’il faut qu’une certaine période s’écoule entre le dernier traitement de l’animal avec antibiotiques et le moment de la transformation. C’est ce qu’on appelle le délai d’attente qui permet de veiller à ce que le médicament ait été métabolisé par le corps et qu’aucun résidu ne demeure dans la viande. L’Agence canadienne d’inspection des aliments assure cette surveillance et plus de 99,8 % des échantillons de poulet prélevés en 2012‑2013 ne contenaient aucun résidu. Vous pouvez être certains que le poulet que vous consommez ne contient pas d’antibiotiques.

La réglementation fédérale (Chapitre 19, section 3.4.2 du Manuel des méthodes de l’hygiène des viandes de l’ACIA) stipule que les producteurs de poulet doivent déclarer tous les antibiotiques utilisés dans chacun des troupeaux avant leur transformation. Les vétérinaires de l’ACIA vérifient ces rapports pour déterminer si les antibiotiques ont été utilisés conformément à leur usage prévu ou avec une ordonnance vétérinaire et s’ils ont été administrés selon la posologie, pour l’application appropriée. Si un produit ne répond pas à ces exigences, il ne peut être mis sur le marché. De plus, dans le cadre de l’audit annuel du PASAF, les auditeurs surveillent l’utilisation d’antibiotiques et veillent à ce que les délais d’attente soient observés.

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De quels programmes disposez-vous pour assurer la salubrité des aliments à la ferme?

Le programme de salubrité alimentaire à la ferme Élevé par un producteur canadien sert bien les Canadiens. Nous avons créé un programme de salubrité des aliments à la ferme vérifiable qui combine bonnes pratiques de production et principes reconnus dans le monde entier pour l’élevage du poulet pour la viande au Canada. Les producteurs de poulet au Canada font l’objet d’un audit annuel dans le cadre de ce programme.

Dans ce programme, l’utilisation d’antibiotiques est signalée pour chaque troupeau expédié à la transformation et l’Agence canadienne d’inspection des aliments examine le tout. De plus, dans le cadre de l’audit annuel du programme de salubrité alimentaire à la ferme, les auditeurs vérifient l’utilisation d’antibiotiques et veillent à ce que les délais d’attente soient observés. Le programme de salubrité alimentaire à la ferme est un programme crédible ayant reçu la reconnaissance technique du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux et territoriaux en 2013. La surveillance à la ferme de la résistance et de l’utilisation est coordonnée dans le cadre du PICRA – le Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens de l’Agence de la santé publique du Canada – et les Producteurs de poulet du Canada participent activement à ce programme.

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Avez-vous des vidéos qui expliquent le programme de salubrité des aliments à la ferme?

Oui. Il suffit de cliquer iciiciici et ici.

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De quelle façon faites-vous respecter la politique d’utilisation des antibiotiques de catégorie I?

La politique est devenue un élément obligatoire du Programme d’assurance de la salubrité des aliments à la ferme des Prodeucteurs de poulet du Canada – qui est obligatoire, appliqué dans les 10 provinces avec des audits annuels et a obtenu la pleine reconnaissance des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux. Une signature sera requise sur la feuille d’information sur le troupeau (un document qui est envoyé au transformateur et à l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour chaque troupeau) et sur les factures des couvoirs afin d’indiquer que chaque troupeau n’a pas reçu d’antibiotiques de catégorie I de façon préventive.

Le contrôle se fera par la surveillance de l’utilisation d’antibiotiques, ainsi que les sondages continus du gouvernement dans le cadre du Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA) de l’Agence de la santé publique du Canada.